Lundi 31 octobre 2011 à 18:24
Je reçois des demandes en mariage par mail.
Et moi ça me fait sourire.
Samedi 3 septembre 2011 à 10:06
Reste une suite sans fin d'autres broutilles à s'occuper. Et puis la Chine. Et puis lui, ses lèvres, son dos, eux, leur sens, leurs dents, et elle, dans toute sa splendeur, le matin au soleil.
Vendredi 26 août 2011 à 15:26

Rassurez vous. J'ai laissé mon rouge. Sinon oui, j'essaye de bosser.
Lundi 14 mars 2011 à 23:02
Il n'y avait que l'aube, moi et un vieux parapluie. J'ai croisé ce lampadaire, celui là même, oui. Il s'allumait devant mes pas. C'était l'euphorie des premiers matins. Comme la naissance du monde.
Je ne suis pas sûre que le monde soit né ce jour là. Ni le lendemain, ni après. C'est comme si le temps c'était suspendu, encore et encore. Il y a quelque chose qui s'est cassé, je crois. Un rouage peut être. Comme une mécanique qui ne fonctionne plus. Il y avait la fumée qui sortait de ses lèvres, son sourire, ses cheveux blonds qui tombaient sur ses épaules dorées. C'est comme si elle était une pièce d'horlogerie précieuse ..
Et si tout était une grande toile .. tissées de brin de lumière, un pour chaque souhait. Un de ces fils qui se noue à mes chevilles. Et trébucher. Toujours un peu.
Il y a le souvenir et les souhaits de Lucie. De la jolie. Qui me tirent du sommeil. Et ces cailloux, semés, vers un miroir. Une pièce claire. J'aimerais, prends ma main, nous chercherons le vent.
Il y a ces hommes, leurs yeux, leurs mots, la lumière.
Samedi 26 février 2011 à 12:55

Je suis double. Lui a Poulpy contre la joue, rien ne peut lui arriver. Jamais. C'était comme une promesse, comme un air trop familier, la fenêtre, le froid, la musique.
Tout ira mieux demain, et ça n'a jamais autant de sens que quand je me le murmure. A la place de.
Le pire c'est que j'adore cette photo.
Samedi 5 février 2011 à 21:13

Tes souvenirs, la nuit, des bêtises.
Ton sourire. Surtout.
Clermont et ses courts métrages. Des listes, encore des listes, ta vieille veste.
Rattraper le monde avant qu'il ne s'efface.
Lundi 31 janvier 2011 à 23:21
Profondeur de Pascal. Il perçoit qu'il y a un malaise. La pensée tourne en rond en se demandant si le monde peut être sauvé ou pas. Il y a de la violence dans ce débat, il y a de la violence sacrificielle. Ceux qui pensent ainsi n'aiment pas, ils ne pensent qu'à eux. Quant l'un croit comme le stoïcien que l'Homme peut tout faire, l'autre comme le pyrrhonien pense que les hommes ne peuvent rien faire. Personne ne parle à partir de lui en se regardant. Tout le monde tient des discours abstraits. Si un stoïcien ou un pyrrhonien partait de lui, il verrait ce qu'il n'arrive pas à voir.
Nous existons malgré notre faiblesse. Il s'agit là d'un signe : le salut est possible, mais il vient d'ailleurs. Il n'est ni impossible ni de notre fait. On parvient à cette vérité à la suite d'une transformation. Celle ci consiste à ne rien sacrifier. Face au pyrrhonien il faut dire que le salut est possible. Face au stoïcien, il faut dire qu'il vient d'ailleurs. On peut ainsi parler de salut sans tomber dans l’orgueil du stoïcien, et parler de lucidité sans tomber dans le désespoir du pyrrhonien. C'est ce que nous ne faisons pas. L'idée que le salut existe mais qu'il vient d'ailleurs heurte notre orgueil comme notre désespoir. Nous voulons tout ou rien. Etre le sauveur ou n'être rien, et désespérer de tout. Attitude infantile, passionnelle, pathologique, humaine, très humaine, trop humaine. D'où nos sacrifices métaphysiques : celui de la lucidité avec le stoïcisme et son orgueil, celui de l'espérance avec le pyrrhonisme et son désespoir, Pascal l'a perçu. Nous sommes coupés en deux. La pensée est crucifiée. Nous oscillons entre orgueil et désespoir au lieu de vivre ce qui part de nous mêmes pour aller ailleurs, et ce qui part d'ailleurs pour aller vers nous mêmes. "
Jeudi 27 janvier 2011 à 17:33
Je me lève plus crevée que quand je me couche, je n'ai pas faim, j'avalerai un monde entier, sans faire de miettes.
L’hôpital me pèse un peu, mais ce n'est pas grand chose à raconter. Je devrais améliorer mon anglais oral, parce que je suis quasi incapable de mener un examen avec un anglophone. Une. A l'écrit ça viendrait tout seul. C'est ça le pire.
Demain il faudrait arriver à l'heure, et petit déjeuner avant.
Tu m'horrifies. Je ne veux plus t'entendre. Je ne veux pas te quitter. Reste là, aphone et immobile.
L'écharpe sent ta maman, un peu les ptits gâteaux vites faits et sûrement le tabac. Je fume trop mais c'est un secret.
Des tas de choses du genre, des broutilles à raconter. Ce n'est pas le lieu. Je crois. Je n'ai pas envie d'être écoutée.
Mercredi 26 janvier 2011 à 18:41
Fouler tes peurs. Dormir une ou deux éternités.
Mardi 11 janvier 2011 à 21:59

Et la pluie à Paris. On devrait peut être déménager, qu'en dis tu l'ampoule ? Prendre Bedon, le poiskaille sous le bras et les accordéons de vie. Les amants aussi. Le tarot, les livres, et de quoi dessiner autour de tes yeux. Tu serais jolie les yeux noircis, deux moustaches et une ligne de vie le long du nez.
Une ampoule noyée d'eau. Tu parles. Et surtout n'approchez pas.
Regarde, on va avoir 20 ans. Le monde est suspendu, en équilibre, il ne dit rien. Sauf un bruissement de papier. C'est peut être le vent.
Regarde, on sourit mais il ne voit pas, je murmure son nom mais il n'entend pas. Son indifférence est là. Entière, devant mes 20 ans. Enfin pas tout à fait.
" - C'est qui le reste du monde ?
- Je ne le connais pas personnellement."
En vrac, parce que ma cervelle l'est, si je revois Mr Nobody seule je vais pleurer plus de larmes que j'en ai, et ça c'est mauvais pour mes réserves hydriques, je vais confier mes chevilles à une des plus belles filles de France, et même pas peur d'y écrire une connerie. Presque pas peur.
